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OLIVIER V DE CLISSON – SEIGNEUR féodal BRETON – 1/3

Date de publication
24 mai 2024

Olivier V de Clisson : fils de Jeanne de Belleville et Olivier IV de Clisson

Je vous emmène en Bretagne, sur les traces d’Olivier de Clisson, cinquième du nom, valeureux chevalier breton devenu connétable de France. Le seigneur Olivier V de Clisson naît en 1336 dans le château familial. La tradition orale rapporte un fait tout à fait singulier s’étant produit le jour de sa naissance. Un serviteur du château s’en alla à toute hâte à la rencontre du père du nouveau-né, revenant d’une expédition militaire, pour lui annoncer l’heureuse nouvelle. Le serviteur ne pouvant attendre d’arriver à sa hauteur lui crie :

“ Messire, un fils vous est né !”

Serviteur

L’heureux père descendit aussitôt de cheval, et mit un genou en terre :

“Joie dedans le chastel, joie dedans la ville, joie hors la ville, toutes joies viennent de Dieu. Ici même, je fais le vœu de construire une belle chapelle en l’honneur de Notre Dame.”

Serviteur

Ainsi sortie de terre la chapelle de Notre-Dame de Toutes Joies.

Olivier V de Clisson : fils de Jeanne de Belleville et Olivier IV de Clisson
Olivier V de Clisson

Olivier est issu d’une famille puissante politiquement et financièrement. Il est le fils de Olivier IV de Clisson et de Jeanne de Belleville, et étant issus d’une famille de haut lignage nobiliaire, et de responsables de la garde des Marches de Bretagne, la famille de Clisson fait partie des plus grandes familles bretonnes. Le couple s’est marié en 1330 et Jeanne, fille unique d’un des plus puissants seigneur du Poitou, a pu apporter pour son mariage une dot considérable. Ils vont vivre une vie paisible sans grands drames, occupés entre autres à agrandir le château familial. Jeanne de Belleville met au monde cinq enfants : Jeanne, Maurice, Olivier, Guillaume et Isabelle. Le jeune Olivier est de robuste constitution doté d’un caractère bien trempé. Au XIVe siècle, la châtellenie de Clisson est très importante tant par le rôle militaire qu’elle remplit que par les revenus qu’elle rapporte à son seigneur.

Le 30 avril 1341, le duc de Bretagne, Jean III, meurt à Caen alors qu’il se rendait à la cour de France. Le souverain breton, pair du royaume de France, était un fidèle allié du roi de France. Sans enfants pour lui succéder, et même si son testament désignait Charles de Blois pour devenir duc de Bretagne, Jean III, en mourant, allait entraîner une terrible guerre de succession au trône de Bretagne. Deux camps allaient s’affronter : d’un côté Charles de Blois-Châtillon, sa femme était la nièce du duc défunt, et de l’autre Jean de Montfort, il était le demi-frère du duc. Cette guerre de succession bretonne ravive également un autre conflit de succession ; au trône de France celui-ci. Le roi d’Angleterre Edouard III est le fils d’Isabelle de France, elle-même fille du roi de France Philippe IV le Bel. Philippe VI de Valois, quant à lui, n’est que le neveu du roi de France qui l’a précédé. Edouard III se réclame roi de France et envoie un ultimatum à Philippe VI de Valois sacré roi de France en 1328. La réponse fut radicale : le roi de France confisqua le duché d’Aquitaine au roi anglais et proclama la saisie du fief en 1337. Une guerre ouverte est déclarée. Beaucoup de troupes anglaises débarquent en France et la Bretagne, sous influence anglaise, est une terre de débarquement idéale.

Des guerriers courageux et chevronnés se mettent à la tête des deux armées. Charles de Blois-Châtillon irradie ses troupes par sa bonté et sa piété. Il est un chevalier droit et courageux à défaut d’être stratège. Le camp anglais est dirigé par plusieurs généraux tels que Chandos, Knolles ou encore Dagworth. Les hommes sont d’excellents tacticiens. Deux seigneurs français vont s’illustrer dans le camp anglo-breton : Robert d’Artois et Amaury de Clisson, l’oncle d’Olivier. Le seigneur d’Artois, banni par la couronne de France pour crime de lèse-majesté, se réfugie en Angleterre et trouve dans la guerre de succession bretonne, une bonne occasion de se venger de la couronne française. Arrivé en terre bretonne, il assiège la ville de Vannes, alors gouvernée par le père d’Olivier de Clisson. Les Anglais s’emparent de la ville, Olivier IV de Clisson est fait prisonnier et Robert d’Artois, de retour en Angleterre, meurt sur le navire du retour. De son côté, Charles de Blois commence ses campagnes militaires bretonnes par la prise de Guérande, alors terre des Montfort. La prise est symbolique. La comtesse de Montfort s’enfuit et s’enferme dans Hennebont en septembre 1342. Charles de Blois et ses hommes assiègent Hennebont et un combat rude s’engage entre les habitants et les blésistes (nom que l’on donnait aux partisans de Charles de Blois).  La comtesse, ne manquant pas de courage, participe aux combats du haut des remparts. Le moral des assiégés est au plus bas, les renforts d’Amaury de Clisson et des anglais n’arrivent toujours pas… Le mauvais temps empêche les troupes anglaises de prendre le large. La forteresse de la Roche-Derrien, en juin 1347, est assiégée par les hommes de Charles de Blois. Surpris par les hommes de Montfort pendant la nuit, l’armée franco-bretonne est anéantie, le général Dagworth asséna dix-sept blessures à Charles de Bois qui échappa miraculeusement à la mort. Il sera fait prisonnier en Angleterre pendant neuf ans. L’énorme rançon demandée par les Anglais ne sera même pas terminée de payer lorsque Charles de Blois meurt presque vingt ans plus tard. L’année suivante, en 1348, la place de la Roche-Derrien est reprise par les Français et la population est massacrée. 

Olivier IV de Clisson est décapité à Paris

Décapitation de Olivier IV de Clisson
Décapitation de Olivier IV de Clisson

La famille de Clisson va connaître un tournant de son histoire après la captivité d’Olivier IV de Clisson, suite au siège de Vannes. Ce dernier est rapidement libéré du joug anglais contre une faible rançon, ce qui est étrange pour un si puissant seigneur. Il n’en fallait pas plus pour susciter le doute dans l’esprit du camp français. Olivier IV de Clisson a-t-il traité en secret avec les Anglais ? Les amitiés anglaises de son frère Amaury de Clisson et la sympathie que peut avoir sa femme, Jeanne de Belleville, avec la comtesse de Montfort n’arrangent pas les choses. Pour ne rien arranger, un seigneur anglais, le comte de Salisbury, livre la preuve au roi de France que Clisson et d’autres seigneurs ont noué des intrigues contre la couronne française. Qui le roi de France doit-il croire ? A l’été 1343, Olivier IV de Clisson est invité par le roi aux festivités de la cour. Le 2 août, il est arrêté avec quelques-uns de ses hommes et envoyé au Châtelet. La sentence tombe : il est accusé de trahison. Il est décapité le même jour, sans autre forme de procès et son corps est traîné jusqu’au gibet de Montfaucon. L’effroi règne à la cour de France. Jamais aucun noble n’avait connu pareil outrage. Jeanne de Belleville, la veuve, rentre à Nantes avec ses deux fils : Guillaume et Olivier, muni de la tête de son mari. Les mains levées au ciel, elle fait jurer à ses fils de venger la mort ignominieuse de leur père et de vouer une haine perpétuelle au roi de France et à la France. Elle vend tout ce qu’elle possède : bijoux, meubles et avec cet argent, elle finance une petite troupe armée puis parcourt la Bretagne pour assiéger les petits châteaux à la solde de la France et en profite pour massacrer les garnisons. Quand elle arrive devant le village de Locmaria, dans le golfe du Morbihan, elle se prépare au massacre de toute la population. Le curé, affolé, se précipite devant Jeanne muni de bannières et de statues de saints. Le curé avertit Jeanne qu’elle risque la damnation éternelle si elle ne renonce pas à son projet barbare. Jeanne y consent. Elle quitte le village. 

La folie meurtrière l’envahit, elle pille et massacre tout ce qui est français. Poursuivie, elle achète deux bateaux et devient une véritable pirate, assoiffée de sang français. Les pourparlers de paix entre la France et l’Angleterre sont à l’arrêt. Les ravages de Jeanne de Belleville n’y sont pas étrangers. Le roi de France, quelque peu excédé par la folie de Jeanne, utilise les grands moyens pour faire cesser le carnage. Des bateaux de guerre arraisonnent les bateaux de Jeanne qui, avec ses deux fils, réussit à s’enfuir dans une barque. Le jeune Guillaume de Clisson succombera de froid, de soif et d’épuisement. La petite embarcation échoue sur les côtes bretonnes et, heureusement Jeanne et Olivier, elle est récupérée par les partisans de Montfort. Sans s’éterniser en terre ennemie, Jeanne et Olivier prennent le large vers l’Angleterre où ils seront bien accueillis à la cour du roi Edouard III. Jeanne refait sa vie outre-manche et épouse Walter de Bentley, un seigneur anglais. Olivier de Clisson, quant à lui, suivra une autre route…

Olivier est placé sous la coupe du roi anglais. Pendant seize ans, il reçoit une excellente éducation tant physiquement qu’intellectuellement. L’homme est bon élève ; athlétique, il s’impose dans les disciplines militaires. Intellectuellement, Olivier est vif et lucide. Le seigneur breton mène la grande vie, là-bas, en Angleterre. A la cour du roi anglais, Olivier de Clisson côtoie Jean de Montfort, dont le père est mort précipitamment quelques années plus tôt. Le jeune Montfort, plus frêle et timoré qu’Olivier, est le candidat anglais au trône de Bretagne. En 1359, âgé de vingt trois ans, le seigneur de Clisson se met à la tête d’un régiment anglais et débarque en Bretagne avec le roi d’Angleterre qui foule la terre bretonne la même année suivit d’une puissante armée. Edouard III veut en finir avec la guerre de succession bretonne et pour l’aider dans sa tâche, il dote Olivier de Clisson de responsabilités, notamment du commandement militaire et civil de la province du Poitou. Le roi d’Angleterre, pour bien marquer sa bienveillance à son égard, somme le sénéchal anglais de Bordeaux de remettre à Clisson les possessions de sa mère, Jeanne de Belleville, perdues depuis son exil. A seulement 23 ans, Olivier de Clisson parcourt le Poitou avec son armée pour le nettoyer de la présence française et met plusieurs sièges devant des châteaux français.


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