Fiche révision : Pépin le Bref – roi des Francs

Fils de Charles Martel et de Rotrude, Pépin le bref est né probablement à Jupille près de Liège en 714. Issu des rangs de la noblesse franque, il a fait partie de la branche appelée les Pippinides et fut, dans les lignées de ses prédécesseurs, maire du palais sous la dynastie Mérovingienne. En 737, il épousa Leutburgie avec qui il aura 5 enfants. Contrairement à son frère aîné Carloman, Pépin le Bref, surnom donné en raison de sa petite taille, fut confié au cours de son enfance aux moines de Saint-Denis qui lui apportèrent un savoir rigoureux. Il se destinait plutôt à entrer dans les ordres. La période est trouble. La décadence des Mérovingiens eut pour conséquence une perte d’autorité et de légitimité des rois en place. Le pouvoir est alors confié aux maires du palais. Son père Charles Martel en fut un digne représentant. En 741, à la mort de ce dernier, conformément à la tradition, le pouvoir fut partagé entre ses deux fils : Pépin, qui reçut la Neustrie et Carloman l’Austrasie. 

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Face à la décadence du clergé, Pépin aidé par l’évêque Boniface de Mayence, entreprit une réforme de l’Eglise en modifiant sa hiérarchie. Contestant la légitimité des Péppinides, Griffon, demi frère de Carloman et de Pépin, organisa une coalition de puissants ducs dans le but de renverser le pouvoir. En 743, pour calmer les ardeurs du rebelle, Pépin et Carloman libérèrent le mérovingien Childéric III, enfermé dans un monastère par Charles Martel. En 744, il épousa Bertrade de Laon, la célèbre Berthe aux grands pieds, avec qui il aura plusieurs enfants dont le futur Charlemagne. En 747, Carloman, préférant la vie monastique, céda l’Austrasie à son fils. L’abandon du pouvoir de son frère et la décadence des prétendants Mérovingiens offrit naturellement la couronne franque à Pépin et pour asseoir sa légitimité, demanda l’approbation du pape Zacharie. En 751, Pépin le Bref déposa Childéric III et mis fin à la dynastie des Mérovingiens. Il se fit élir roi par une assemblée d’évêques, de nobles et de leudes. En novembre 751, à Soissons, les évêques des Gaules lui donnèrent sa légitimité divine en lui appliquant le Saint-Chrême sur le front. Ainsi débuta la dynastie des Carolingiens. 

En 754, le nouveau pape Étienne II successeur de Zacharie, alors en prise avec les Lombards, demanda l’aide militaire de Pépin le Bref. Le 6 janvier 754, les deux souverains décident d’organiser une rencontre en Champagne au cours de laquelle une alliance fut décidée. Le pape s’engagea à offrir un second sacre au roi franc lui permettant ainsi d’obtenir la grâce divine. En échange, Pépin le Bref offrit au Saint-Siège un domaine suffisamment vaste pour mettre le pontife romain à l’abri des assauts ennemis. Ce fut la création des États Pontificaux. 

Le dimanche 28 juillet 754, à l’abbaye royale de Saint-Denis, Etienne II sacre, pour la seconde fois, Pépin le Bref, roi des francs. Fin 754, l’ennemi lombard renouvela ses attaques contre le Saint-Siège. Le 14 octobre, devenu le roi très chrétien, Pépin le Bref envoya une délégation à Rome pour mater l’attaque lombarde. Trois autres campagnes militaires seront nécessaires pour venir à bout des lombards. Pépin le Bref fut également un roi militaire. Avec l’aide de ses seigneurs, il étendit les rapports de vassalités grâce à la mise en place de serments de fidélité. Il chassa les Arabes du sud du royaume et en 759, prit définitivement Narbonne. A partir de 761, toujours animé par la volonté de remettre de l’ordre dans son royaume, il soumit l’Aquitaine dirigé par son duc Waïfre. Au cours de son passage en Auvergne, il brûla une partie de sa capitale Arvernis et détruit la cathédrale Notre-Dame. Pour ne pas être excommunié, il dut verser des sommes considérables pour sa reconstruction.

En 756, le roi chrétien Pépin, dans sa dynamique de soutien à l’Église, qui passe notamment par son indépendance, instaura la dîme en faveur du clergé. 

En 768, Pépin tomba malade du côté de Saintes. Il décida alors de regagner l’abbaye de Sainte-Denis. Se sentant partir, il convoqua les grands seigneurs dans le but de leur faire approuver le partage du royaume entre ses deux fils. Il rendit son âme à Dieu le 24 septembre 768 à l’abbaye de Saint-Denis où il fut inhumé.

 

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