Frais de port offerts dès 70€
Paiement 100% sécurisé
Livraison dans le monde entier
Fabriqué en France
  • Frais de port  offerts dès 70€
  • Paiement 100% sécurisé
  • Livraison dans le monde entier
  • Fabriqué en France
0
0,00  0 article

Votre panier est vide.

Effectuer une recherche
Recherche
Produits sur le même thème
5 Affichettes A4 "Les inspirations du Catholique"
La dévotion des rois de France à la Sainte Vierge Marie
La dévotion des rois de France à la Sainte Vierge Marie
Jeu des 7 familles - Les châteaux de la Loire
Jeu des 7 familles - Les châteaux de la Loire
histoire-de-pierre-de-terrail
Histoire de Pierre de Terrail - Seigneur de Bayard
La charité enseignée aux enfants
Publié le
10/07/2026

La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier

Le 28 juillet 1488, sur une plaine située à quelques kilomètres de Fougères, se joue l'un des épisodes les plus décisifs de l'histoire bretonne. La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier oppose les troupes du duché de Bretagne, alliées à plusieurs puissances européennes, aux armées du royaume de France. Cette confrontation, qui s'inscrit dans le cadre de la guerre folle, scelle le destin de la Bretagne et ouvre la voie à son rattachement progressif à la couronne française.

Une Bretagne fragilisée par la guerre folle

À la fin du XVe siècle, le duché de Bretagne traverse une période de grande instabilité politique. François II, duc de Bretagne, tente désespérément de préserver l'indépendance de son duché face aux ambitions grandissantes de la régence française, alors exercée par Anne de Beaujeu au nom du jeune roi Charles VIII. Cette période de troubles, connue sous le nom de « guerre folle », voit s'affronter les partisans de l'autonomie bretonne et ceux qui soutiennent une intégration plus étroite au royaume de France.

François II s'entoure d'alliances stratégiques avec plusieurs puissances européennes inquiètes de l'expansion française, notamment l'Angleterre, l'Espagne et le Saint Empire romain germanique. Ces soutiens extérieurs, bien que précieux sur le plan diplomatique, se révèlent insuffisants face à la puissance militaire mobilisée par la France. Le duché breton, affaibli par des dissensions internes entre la noblesse bretonne elle-même, peine à constituer une armée véritablement unifiée et disciplinée.

Quelles sont les forces en présence ?

L'armée bretonne, commandée notamment par le prince d'Orange et le maréchal de Rieux, rassemble des contingents bretons mais également des mercenaires étrangers, notamment anglais et allemands, envoyés en soutien par les alliés du duché. Cette armée composite souffre cependant d'un manque de cohésion et de coordination, un défaut qui se révélera fatal lors de l'affrontement.

Face à elle, l'armée royale française, dirigée par Louis II de La Trémoille, est une force aguerrie et disciplinée. La Trémoille, fin stratège, bénéficie d'une organisation militaire supérieure et d'une expérience tactique qui lui permettent d'anticiper les mouvements de l'adversaire. Les troupes françaises, mieux structurées, disposent également d'une artillerie efficace, un atout déterminant dans les conflits de cette époque charnière entre l'art militaire médiéval et les prémices de la guerre moderne.

Quel est le déroulement de la bataille ?

Le 28 juillet 1488, les deux armées se font face sur le champ de bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Dès les premiers engagements, les faiblesses de l'armée bretonne apparaissent au grand jour. Le manque de coordination entre les différents contingents, conjugué à des rivalités persistantes au sein du commandement, empêche toute réponse tactique cohérente face aux assauts français.

La Trémoille exploite habilement ces failles. Les troupes françaises, mieux organisées, parviennent à percer les lignes bretonnes et à semer la confusion dans les rangs adverses. La bataille tourne rapidement à la déroute pour les forces du duché. De nombreux soldats bretons et leurs alliés mercenaires sont tués ou capturés. Parmi les prisonniers de marque figure notamment Jean IV de Rieux, maréchal de Bretagne, dont la capture symbolise l'ampleur de la défaite.

Le bilan humain de cette journée est lourd : plusieurs milliers de combattants trouvent la mort sur le champ de bataille, faisant de cet affrontement l'un des plus meurtriers de cette période pour la région. La défaite est totale et sans appel pour les forces bretonnes.

Les conséquences immédiates : le traité du Verger

Au lendemain de cette débâcle militaire, François II se trouve contraint de négocier depuis une position de grande faiblesse. Le traité du Verger, signé quelques semaines après la bataille, impose des conditions particulièrement sévères au duc de Bretagne. Ce traité prévoit notamment que les filles du duc ne pourront se marier sans le consentement du roi de France, une clause qui scelle par avance l'avenir politique du duché.

François II décède peu de temps après la signature de ce traité, laissant le duché entre les mains de sa fille, Anne de Bretagne, alors âgée de seulement onze ans. Cette succession fragile place la jeune duchesse dans une position particulièrement délicate, exposée aux pressions et manœuvres politiques de la cour de France.

Un tournant décisif pour l'histoire bretonne

La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier marque un point de non-retour dans l'histoire du duché de Bretagne. Cette défaite militaire ouvre la voie aux mariages successifs d'Anne de Bretagne avec deux rois de France, Charles VIII puis Louis XII, unions qui préparent progressivement le rattachement définitif de la Bretagne au royaume de France, officialisé en 1532 sous François Ier par l'édit d'union.

Sur le plan symbolique, cette bataille reste gravée dans la mémoire collective bretonne comme le moment charnière où le duché perd son indépendance politique et militaire. Aujourd'hui encore, le site de Saint-Aubin-du-Cormier conserve les traces de cet épisode historique majeur, et la commune valorise ce patrimoine à travers diverses initiatives de mémoire et de transmission historique.

Un héritage mémoriel toujours vivant

Plus de cinq siècles après les faits, la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier continue de susciter l'intérêt des historiens et des passionnés du patrimoine breton. Elle incarne à la fois la fin d'une souveraineté et le début d'un long processus d'intégration à la France, processus qui n'effacera jamais totalement l'identité culturelle et historique propre à la Bretagne. Ce champ de bataille, désormais lieu de mémoire, rappelle l'importance de cet épisode dans la construction de l'histoire régionale et nationale.


Sources :


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ces articles pourraient également vous interesser

Témoignages
Frais de port offerts dès 60€
Paiement 100% sécurisé
Livraison dans le monde entier
Fabriqué en France

de Clovis à Louis XVI

Email : contact@editions-voxgallia.fr
Retrouvez-nous sur
Soutenez-nous
Paiements acceptés
© ÉDITIONS VOXGALLIA 2024
crossmenu
0