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9 ERREURS HISTORIQUES dans le manuel LAVISSE

Et si l’image que nous avons des rois de France ne venait pas de l’Histoire… mais d’un récit construit ? Et si, à l’école, on nous avait appris non pas à comprendre le passé… 

Et si l’image que nous avons des rois de France ne venait pas de l’Histoire… mais d’un récit construit ? Et si, à l’école, on nous avait appris non pas à comprendre le passé…  mais à le juger ? Aujourd’hui, je voudrais analyser avec vous quelques passages très précis d’un manuel scolaire qui a formé des générations de Français : le manuel de Ernest Lavisse. Car derrière des phrases en apparence simples, se cache une véritable orientation idéologique.

Si vous aimez l’histoire de France enracinée, loin du prêt-à-penser républicain, je vous invite à découvrir les ouvrages de ma maison d’édition Voxgallia, une maison indépendante engagée pour transmettre la vérité de notre héritage monarchique. Nous publions des livres exigeants, accessibles et profondément documentés qui redonnent toute sa grandeur spirituelle et politique à la France d’autrefois. Avant de commencer cette vidéo, prenez un instant pour visiter mon site et explorer notre catalogue : vous y trouverez peut-être votre prochaine lecture essentielle.

Commençons par une question simple. « Et si nos rois n’étaient pas ceux qu’on t’a décrits ? » Dans beaucoup de manuels, on dit que les rois faisaient tout ce qu’ils voulaient. En réalité, le roi de France devait respecter des lois, des coutumes et la justice. On dit aussi que l’Église prenait l’argent des paysans. Mais souvent, le curé aidait les pauvres, soignait les malades et instruisait les enfants. Et surtout :

« Apprendre l’histoire, ce n’est pas juger le passé avec les idées d’aujourd’hui. C’est comprendre comment vivaient les hommes d’autrefois. »

Or précisément, ce que nous allons voir, c’est qu’avec Lavisse, l’Ancien Régime n’est pas expliqué. Il est jugé.

Prenons un premier exemple. À propos de Louis XI :

« Louis Onze fut un roi très laid et méchant ; mais comme il était très malin, il força les seigneurs à lui obéir. »

Observez bien. On ne commence pas par expliquer sa politique.  Ni la consolidation de l’État.  Ni la fin des guerres féodales. On commence par : laid. Méchant. Le jugement physique et moral précède l’analyse politique. Le pouvoir royal n’est jamais présenté comme légitime.  Il est présenté comme imposé par la ruse. 

Deuxième exemple, Louis XIII :

« Louis Treize était un homme triste et de mauvaise humeur. Il était souvent malade. »

Encore une fois, psychologisation. Le roi devient un tempérament. Un caractère faible. Un homme diminué. Jamais on ne présente l’institution.  Jamais on n’explique la continuité monarchique. On réduit la royauté à des défauts humains. 

Regardons maintenant comment est décrite l’autorité royale.

« Le roi demandait chaque année plus d’argent à son peuple […] Les soldats ont démoli la rue où ces malheureux habitaient, et les ont chassés de la ville. »

Le roi devient un oppresseur collectif. Aucune distinction entre fiscalité de guerre, maintien de l’ordre, contexte européen. Tout est simplifié pour produire une émotion : l’indignation. Autre exemple, les galères :

« Les protestants qui ne voulurent pas se faire catholiques furent envoyés aux galères. »

Phrase brève. Tranchante. Accusatrice. Aucun contexte. Aucune mention des guerres de religion.  Aucune mention de l’Europe entière traversée par des conflits confessionnels. La monarchie est assimilée à une persécution aveugle.

Regardons maintenant le clergé.

« Quand le paysan avait fait sa moisson, il était obligé d’en donner une partie à son seigneur et une partie au curé. »

Remarquez le procédé. Le curé est mis sur le même plan que le seigneur. Aucune mention de la fonction spirituelle.  Aucune mention des écoles paroissiales.  Aucune mention des soins, de l’assistance, de la charité. Le clergé est réduit à un prélèvement.

Autre exemple :

« L’évêque crut à ce mensonge et donna l’ordre de laisser entrer le cercueil. »

L’évêque est naïf. Dupé. Ridiculisé. L’autorité religieuse est affaiblie, non par démonstration, mais par insinuation.

Et maintenant, regardons 1789.

« Les députés du tiers état voulaient supprimer toutes les injustices. »

Formulation morale absolue. Ils veulent supprimer toutes les injustices. La Révolution devient moralement pure. Puis :

« On chanta et on dansa quand on apprit que la Bastille avait été prise. »

On insiste sur l’enthousiasme. On ne parle pas du sang.  On ne parle pas des massacres.
On ne parle pas des violences. On chante. On danse. La pédagogie de l’émotion remplace l’analyse historique.

Autre phrase :

« Les pauvres gens n’avaient pas de quoi manger du bon pain. »

La pauvreté est imputée directement au régime. Sans comparaison historique.  Sans perspective européenne.  Sans contextualisation démographique. La misère devient une accusation.

Pris isolément, ces passages peuvent sembler anodins. Pris ensemble, ils révèlent une stratégie cohérente : discréditer l’autorité royale par le mépris moral, vider le clergé de toute légitimité spirituelle, préparer psychologiquement l’enfant à considérer la Révolution comme une nécessité morale. Lavisse ne décrit pas l’Ancien Régime. Il le met en accusation.

Comprendre cela ne signifie pas idéaliser le passé. Cela signifie refuser qu’on le caricature. L’Histoire mérite mieux que des jugements moraux simplistes. Elle mérite d’être comprise dans sa complexité. Et surtout, elle mérite d’être transmise sans propagande. La question n’est pas : faut-il aimer la monarchie ? La question est : a-t-on le droit d’enseigner l’Histoire en orientant dès l’enfance le jugement moral des générations futures ? À vous de réfléchir.

Le Moyen Âge fut-il une époque de ténèbres et de servitude ? - Poche

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