Fiche révision : Louis VI le Gros – roi des francs

Né à Paris le 1er décembre 1081, Louis VI dit le Gros, est le fils de Philippe Ier et de Berthe de Hollande. Il est le cinquième roi de la dynastie des capétiens directs. Le jeune prince Louis, issue du premier mariage de son père, passera une bonne partie de son enfance en compagnie du futur abbé de Saint Denis, Suger, qui restera un fidèle ami et conseiller tout au long de son règne. A partir de 1092, il reçoit de son père le roi des Francs, le comté du Vexin, les villes de Mantes et de Pontoise. Il prendra la tête des troupes royales contre Guillaume le Roux, roi d’Angleterre, en 1097.

Adoubé le 24 mai 1098 par le comte de Ponthieu, il combattra hardiment le duc de Normandie et les seigneurs rebelles du domaine royal. Plus tard, vers 1101, son père, devenu incapable de se mouvoir correctement et de gouverner, lui confie le gouvernement du royaume. Dans la foulée, il reçoit le comté de Vermandois.

A peine son père le roi Philippe Ier fut-il inhumé en l’église abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire, que Louis VI fonça immédiatement vers Orléans pour se faire sacrer au plus vite. Il redoutait que son demi-frère, Philippe de Montlhéry, l’empêcha d’accéder à Reims. Le sacre aura lieu en la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans le 3 août 1108.

Le règne de Louis VI fut marqué par le développement des mouvements communaux, des associations professionnelles et religieuses. Dès 1110, de nombreuses villes de son domaine bénéficieront d’avantages fiscaux et auront le droit de s’administrer elles-mêmes par l’intermédiaire d’un maire. Certains seigneurs comme le seigneur de Coucy accepteront mal l’établissement de chartes accordant des privilèges aux habitants de la commune. Louis VI apportera son soutien aux habitants contre la féodalité. Au début de son règne, il peinera à s’aventurer sans escorte au delà de Paris, pour rétablir la sérénité au sein de son domaine, il lutta contre les seigneurs rebelles et brigands tels que Hugues de Puiset, Thomas de Marle ou le sire de Coucy.

En plus d’affronter les seigneurs rebelles de son domaine, il dut aussi faire face aux attaques des souverains étrangers comme le roi d’Angleterre et l’empereur de Saint-Empire Romain Germanique. Pour cela il fit appel à ses vassaux. Le 20 août 1119, contraint de fuire, il s’incline face au roi d’Angleterre Henri Ier Beauclerc, en août 1124, Henri V, l’empereur germanique, vint en soutien du roi d’Angleterre qui l’oppose à Louis VI pour la succession dans le duché de Normandie. L’empereur envahit la France et Louis fut contraint, pour la première fois, de faire appel à l’ost royal. Tous ses vassaux répondirent à l’appel. Henri V, impressionné par la grande armée royale, renonça et se retira sans combattre.

Suite à l’assassinat de Charles 1er de Flandre en 1127, Louis VI profita de l’opportunité en organisant l’élection d’un nouveau comte et imposa Guillaume Cliton, un homme de sa cour.

Le 14 avril 1129, il couronna son fils Philippe en tant que roi-associé mais celui-ci mourut accidentellement. Le cadet, Louis le Jeune, destiné à une carrière ecclésiastique, sera le prétendant au trône. Il fut couronné roi-associé à son tour le 25 octobre 1131. En mai 1137, Louis VI conclut la paix avec le roi d’Angleterre, Etienne de Blois, et reçut l’hommage de son fils pour la Normandie. Avant de mourir et après avoir renoué des rapports amicaux avec son ennemi d’autrefois Louis VI, Guillaume X d’Aquitaine donna sa fille Aliénor au fils aîné du roi des Francs et lui confia sa terre.

Approchant la cinquantaine, devenu quasi impotent, il dut renoncer à la guerre et au plaisir de la table. Après être tombé malade, Louis VI mourut le 1er août 1137 des suites d’une dysenterie. Il sera inhumé en l’église royale de Saint-Denis.

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