Fiche révision : Philippe V le long – roi de france

Né en 1293, Philippe est le second fils de Philippe IV le Bel et de Jeanne de Navarre. Il épousa en 1307, Jeanne, la fille aînée de Othon IV, le comte de Bourgogne. En tant que second de la fratrie, il ne se prédestinait pas à régner, il recevra le comté de Poitiers en apanage. Alors que son frère aîné, Louis X, hérita de la couronne en 1314, lorsque celui-ci mourut en 1316, il obtient la régence du royaume. La reine Clémence alors enceinte donna naissance à un fils, Jean 1er, mais cinq jours plus tard, le nourrisson mourut. Philippe en profita pour se faire sacrer à Reims, nous sommes le 9 janvier 1317. Il prendra le nom de Philippe V.

Sa légitimité est remise en cause, les partisans de Jeanne, la fille de feu Louis X, revendiquent la couronne. Pour entériner sa légitimité, il convoqua les États-Généraux à Paris en 1317. Il invoquera une vieille loi salique remontant au haut Moyen- ge pour faire valoir ses droits. Philippe n’a que faire des revendications de sa nièce. Homme dure aux qualités d’homme d’État indéniables, il lance un grand nombre de réformes administratives initiées par son père Philippe IV comme la réforme de la monnaie en voulant standardiser son poids et sa mesure, en créant la Chambre des Comptes en 1320, en perfectionnant l’administration des Eaux et Forêts, en développant les milices urbaines sortes de gendarmes au service du roi, en consultant les barons, le clergé, les villes par l’intermédiaire de délégués ainsi naîtra les premiers États Généraux ou encore en réorganisant le Parlement de Paris. Puissant et populaire, il demeura un véritable roi réformateur.

Au début de son règne, il viendra à bout du conflit qui l’oppose au comte de Flandres. Le flamand voulait régner en indépendant, son suzerain français ne l’accepta pas. Le mariage de Louis de Crécy, fils héritier du comte et de Marguerite, fille du roi de France assainira les relations diplomatiques. Un succès considérable pour Philippe V. Même conflit avec le roi d’Angleterre Edouard II. Le souverain anglais refuse de rendre l’hommage au roi de France pour ses terres en Gascogne. Il faudra attendre l’année 1320, en la cathédrale d’Amiens, pour voir Edouard II s’incliner devant le roi de France. La Guerre de Cent Ans n’était pas loin.

Sous le règne de Philippe V le long, et sous son impulsion, le goût pour les Croisades renaît avec l’assentiment de Jean XXII, le pape d’alors. Lancée sous le commandement de Louis Ier de Bourbon, pour répondre aux pressions menées par les Musulmans, la flotte française sera détruite près de Gênes. Une seconde expédition sera prévue jusqu’au moment où une croisade interne au royaume débuta, cette croisade prit le nom de “croisade des Pastoureaux”. A partir de l’année 1320, ce mouvement populaire de jeunes exaltés, sans chef, tourna au désastre et finit par des exactions à l’encontre des juifs, du clergé, des paysans ou encore contre des bâtiments et places royales. Condamnée par le Pape, les Pastoureaux seront exécutés par Philippe V qui dut abandonner son ambition de croisade.

En 1321, il est atteint de dysenterie. Après une guérison de courte durée, il succombera à l’abbaye de Longchamp, près de Paris. Nous sommes le 3 janvier 1322. Il sera inhumé, comme tous ces prédécesseurs et successeurs, dans la basilique Saint Denis. Sans héritiers mâles, il eut quatre filles, ce sera son frère le futur Charles IV le Bel qui monta sur le trône.

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