Fiche révision : Louis II le Bègue – roi des francs

Né le 1er novembre 846, Louis fut le fils de Charles II dit le Chauve et d’Ermentrude. Dès février 856, âgé de 10 ans seulement, son père entreprit de le marier avec la fille du roi de Bretagne Erispoë, il négocia alors les fiançailles et le roi breton lui octroya le duché du Mans. Non contents de cet arrangement, les vassaux bretons garderont une rancune tenace à l’encontre d’Erispoë et ourdiront plus tard l’assassinat du souverain breton. Le mariage n’eut finalement jamais lieu et en 862, Louis se maria à Ansgarde de Bourgogne et celle-ci lui donna deux fils : Carloman II et Louis III et trois filles : Gisèle, Hildegarde et Ermentrude. Le mariage n’avait pas été approuvé par son père si bien que Louis dut répudier sa femme et consenti de force, à épouser en seconde noce, contre les autorités ecclésiastiques, Adélaïde de Paris. De cette union naquit un fils Charles, le futur Charles le Simple. Louis, du fait de son bégaiement, d’où son surnom, ne réussira pas à imposer son autorité et aura de grandes difficultés à s’exprimer en public. 

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En 867, à 11 ans, il reçut le titre de roi d’Aquitaine par son père et après la mort de ce dernier le 6 octobre 877, il fut fait roi des francs. Ses débuts en tant que souverain ne furent pas des plus simples. Charles connaissait les faiblesses de son fils c’est la raison pour laquelle il le plaça sous la tutelle d’évêques, d’abbés et de comtes, qui ne pensent d’ailleurs qu’à se combattre. Plusieurs seigneurs contestèrent son accession au trône ainsi que l’impératrice Richilde, l’épouse de son défunt père. Pour convaincre et rallier ses opposants, il décida de leur offrir des cadeaux comme des domaines et des abbayes et leur fit bon nombre de promesses. Le 8 décembre 877, il fut couronné et sacré à Reims par l’archevêque Hincmar dans la chapelle palatine de l’abbaye Saint-Corneille de Compiègne. Malgré le sacre, son autorité et son pouvoir resteront bien fragiles. L’aristocratie d’alors si puissante exercera sa domination sur le jeune et faible souverain franc. Avec l’arrivée sur le trône de Louis II le Bègue, une période compliquée débuta. La longue dynastie carolingienne commençait à s’effriter et ne régnait presque plus. Le développement croissant de la féodalité menait à mal la monarchie de plus en plus impuissante.

Le 7 septembre 878, il fut pour la seconde fois sacré par le pape Jean VIII lors du concile de Troyes. Cherchant des appuis contre les ducs de Bénévent et de Toscane, le pape lui proposa la couronne impériale qu’il refusa sagement. Le 1er novembre 878, il conclut avec son cousin Louis de Saxe, près de Liège un accord confirmant le partage de la Lotharingie décidé par leurs pères en 870 au traité de Meerssen. Par cet accord, les deux princes se promettent la paix et le soutien contre d’éventuelles menaces normandes.

Au printemps de 879, Louis II le Bègue se rendit dans la région d’Autun mater une rébellion du duc de Gothie, mais son faible état de santé ne lui permit pas de dépasser Troyes. Il confia alors la mission à son fils le futur Louis III, âgé de seize ans, aidé de Boson, roi de Provence et de Hugues l’Abbé. Louis II le Bègue regagna péniblement sa demeure de Compiègne où le 11 avril 879, il mourut à l’âge de 33 ans. 

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