24 mai 1749 : L’affaire de l’Hôpital général

Le fonctionnement contesté de l’Hôpital général de Paris

L’Hôpital général de Paris a été établi au cours du XVIIe siècle dans le but de prendre en charge les “pauvres mendiants” de la Ville et des faubourgs de Paris. Le “bureau de l’hôpital général”, comprenant la direction et l’administration, a été installé en 1656 à l’hôpital de la Pitié, fondé vers 1612.

Initié par la Compagnie du Saint-Sacrement, une société secrète catholique pendant le règne de Louis XIII, il ne visait pas à être un établissement médical, mais plutôt à résoudre les problèmes liés à la mendicité et aux prétendues cours des miracles.

La période de la Fronde a entraîné une crise économique et une augmentation de la pauvreté pendant le règne de Louis XIV. Le 27 avril 1656, le pouvoir royal a créé l’Hôpital général dans le but de fournir du travail aux mendiants et de “sauver leurs âmes”. Il a rapidement été considéré comme une maison de correction et a évolué vers une sorte de prison, accueillant des mendiants, des vagabonds et des prostituées dans des asiles publics sous le contrôle de l’Hôpital général.

En 1670, dix ans après la mort de Vincent de Paul, l’Hôpital général a fusionné avec la Maison de Couche de Paris, devenant ainsi l’Hôpital des Enfants-Trouvés. Par lettres-patentes du 23 mai 1679, l’hôpital du Saint-Esprit a été intégré à l’Hôpital général. En parallèle, de nombreux établissements relevant de l’Hôtel-Dieu de Paris, qui avaient une fonction médicale, coexistaient avec l’Hôpital général. Les patients de l’Hôpital général étaient alors dirigés vers l’Hôtel-Dieu.